L'impression de marques dans le monde antique: Mésopotamie, Égypte, Grèce et Rome
Le concept de «marque» est aussi ancien que le commerce lui-même et nous accompagne depuis ses origines. Il répond à un besoin humain fondamental dans les relations commerciales : la différenciation et la confiance.
Il y a 5.000 ans déjà, un acheteur devait pouvoir distinguer les produits et s'assurer de la qualité de l'huile qu'il achetait ou de la fiabilité du forgeron qui fabriquait sa charrue.
En l'absence d'organismes sanitaires et de protection des consommateurs dans l'Antiquité, la seule garantie possible était le nom du fabricant. Et comme une grande partie de la population en Mésopotamie, en Égypte, en Grèce et à Rome était analphabète, la différenciation des marques reposait sur des symboles visuels. Les marchandises ou leurs emballages étaient marqués – d'où dérive étymologiquement le mot «marque» – du sceau de l'artisan, de petits dessins ou d'emblèmes distinctifs, qui constituaient les premiers logos.

Sceau d'identification commerciale - 4.500 ans - Thérasia
Les clients associaient chaque emblème à une expérience positive ou négative, donnant ainsi naissance aux premières formes de fidélité à la marque. Outre leur valeur d'indication de la réputation de l'atelier ou de l'usine, ces marques étaient associées à des régions réputées pour leurs produits spécifiques : le vin de Chios, l'huile ou le garum de la Bétique, ou encore les lampes à huile Fortis du célèbre potier du nord de l'Italie, par exemple, que l'on pourrait assimiler à notre «appellation d'origine».
Si le récipient ou le produit était en argile, le sceau était apposé sur le fond ou les anses lorsque l'argile était encore fraîche; on utilisait également des étiquettes peintes, appelées titulus pictus par les Romains, écrites au pinceau à l'encre rouge ou noire, semblables à nos étiquettes d'expédition actuelles.
Dans la Grèce antique, les peintres de vases signaient leurs œuvres de formules telles que: «Sophilos m’a peint» ou, dans une démonstration manifeste de compétition: «Comme Euphronius n’aurait jamais pu le faire». |

Dès lors, et jusqu’au XIXe siècle, le marquage au feu ou au pochoir était utilisé sur les tonneaux, les sacs et les caisses en bois pour indiquer leur contenu ou le fabricant. À la fin du XVIIIe siècle, on utilisait également des étiquettes en papier, apposées sur les bouteilles de vin ou de médicaments et imprimées de façon traditionnelle.
Avec la révolution industrielle, de nouveaux besoins et de nouvelles techniques ont émergé.
L’impression sur les emballages pendant la révolution industrielle
La révolution industrielle a joué un rôle déterminant dans le développement des emballages modernes: avec l’industrialisation, des produits identiques ont commencé à être fabriqués à grande échelle. Ces produits n’étaient plus vendus en vrac dans des tonneaux ou des sacs, mais protégés et étiquetés. De fait, ils étaient vendus dans un nouveau type d’établissement où le vendeur n’était plus là pour conseiller un produit: les magasins en libre-service.
L'emballage a évolué, passant d'un simple contenant à un outil de protection, d'hygiène, voire même à un vendeur silencieux.
1. La naissance du carton moderne. De nouvelles techniques et des brevets concernant le papier ondulé pour protéger les bouteilles en verre, le carton obtenu par l'ajout de deux couches de papier ondulé et la production en série de boîtes en carton ondulé ont considérablement réduit les coûts d'emballage, ouvrant la voie à une méthode de distribution qui a multiplié les opportunités pour les marques.
2. La révolution de la couleur: la chromolithographie. Cette technique a permis l'impression en couleur sur les étiquettes en papier. Pour la première fois, l'emballage n'indiquait plus seulement le produit qu'il contenait, mais utilisait aussi la couleur pour créer un lien émotionnel avec le consommateur. Les boîtes en métal pour les biscuits, le thé ou le tabac sont devenues de petites œuvres d'art que les clients conservaient pour ranger d'autres objets après consommation. Aujourd'hui, on parle de «marque durable».
3. La flexographie, qui utilisait des plaques en relief flexibles et des encres liquides à séchage rapide, a permis d'imprimer facilement sur des surfaces rugueuses comme le papier kraft et le carton ondulé.


La flexographie demeure la norme du secteur à ce jour, bien que la rotogravure, où l'image est gravée sur le cylindre d'impression, soit également largement utilisée pour les produits de consommation en raison de sa qualité photographique, de sa régularité et de sa rapidité.
Le XXe siècle, l'ère du e-commerce et l'impression sur papier gommé
Le XXe siècle a vu la croissance continue des supermarchés et des magasins en libre-service, rendant les systèmes d'impression d'emballages plus essentiels que jamais pour soutenir le développement des marques et de leurs emballages, véritables «vendeurs silencieux».
Aujourd'hui, à l'ère du e-commerce, la personnalisation, la réduction de l'impact environnemental et le développement durable sont des priorités essentielles. Par conséquent, le ruban papier gommé, support d'impression idéal, a connu un regain de popularité spectaculaire, pour deux raisons fondametales:
- Identité de marque. Les géants du e-commerce utilisent du papier gommé imprimé avec leurs logos et emblèmes depuis leurs débuts, car cela crée une expérience de déballage beaucoup plus professionnelle.
- Durabilité. Contrairement au ruban adhésif plastique, le papier gommé imprimé avec des encres à base d'eau est 100% recyclable sans avoir besoin d'être séparé du carton, ce qui en fait une option privilégiée pour promouvoir l'économie circulaire.
Le ruban adhésif en papier gommé est la référence en matière de sécurité et de durabilité dans le commerce, et son impression avec des encres à base d'eau garantit une identité de marque dynamique ainsi que la recyclabilité compléte de l'emballage. |
L'impression sur les emballages et les scellés perdure depuis les débuts du commerce car elle répond au besoin humain fondamental de garantir la confiance, l'identité et la sécurité lors des échanges de biens. Cette technologie s'adapte à chaque époque, mais conserve toujours sa fonction de «gardien et vendeur silencieux» du produit.

Si vous n'utilisez pas encore vos scellés d'expédition pour votre marque, l'article «Trois étapes pour créer votre scellé en papier gommé imprimé» vous explique comment faire.
